Dans 6 jours, nous partons en vacances tous les deux, avec "notre" chien (on fera comme si le temps d'une semaine! ;o) ) Comme j'ai hâte! Même si je sais et j'essaie de ne pas (plus) me projeter dans l'avenir pour ne pas (plus) être déçue et ne connaître que d'agréables surprises... et bien là, j'échoue lamentablement! :o) Je ne pense qu'à ça! Cette semaine à passer tous les deux, dans un petit chalet avec cheminée, dans une région qui m'est inconnue et qui doit être très belle, avec Counak pour compagnie.......... Je l'attends avec impatience!
Mais en attendant, nos week-end sont plus agréables les uns que les autres. J'aime tous les instants en sa présence: les moments forts en émotions, les balades romantiques en forêt, les parties de rigolade, les jeux que l'on partage, et même les moments de notre quotidien où nous sommes l'un près de l'autre, l'un avec l'autre, ou chacun à son occupation. Oui, tous les moments me sont doux...
Vivement les prochaines !
Voilà une chanson classée au rang des ringardises... mais elle m'évoque cependant cette page que j'ai tournée...
Alors même si tu ne viens surement plus ici, je voulais quand même, égoïstement peut-être, te dire "au revoir" à ma manière.
Cette histoire de 9 ans, achevée à la fin du printemps, fait partie de moi maintenant, et je crois que nous avons su nous séparer au bon moment, avant de nous detester, lorsque nous avions encore l'un pour l'autre cette tendresse qui vient parfois prendre la place de l'amour.
J'aimerais être sure que tu trouveras le bonheur auprès d'une autre. J'aimerais être sure que tes rêves, ceux que nous avions échaffaudés ensemble, tu pourras les construire avec une autre... J'aimerais... Tu le mérites tellement.
Tu m'as dit récemment que tu avais trouvé quelqu'un pour partager ton quotidien, j'ai moi-même auprès de moi celui qui m'éclaire le mien, qui le rend beau et simple. Le Bonheur même si nous n'avons pas sû l'offrir l'un à l'autre "jusqu'à ce que la mort nous sépare", nous nous le souhaitons très fort.
Alors bon vent Stéphane,
Que ta route soit belle...
Nous sommes lundi soir... de retour d'un week-end passé ensemble... chez lui... à vivre notre petit quotidien.
Et je me sens bien. Je me sens légère. Mon coeur est léger. Je me sens sereine. Rien n'est un poids. Ce coeur, mon coeur, alourdi par les soucis, par les mensonges, par les trahisons, par les nons-dits, par les larmes autrefois... ce coeur s'allège de jour en jour. Il se déleste d'un poids de plus chaque jour. Et comme cela fait du bien.... Comme il est bon de retrouver la sérénité, la confiance en l'autre, en soi. Comme il est doux de vivre le présent, de se projeter à deux un peu dans le futur mais de vite gouter à nouveau aux instants présents...
Je suis sur un chemin, un sentier de montagne peut-être... et pour une fois, je ne regarde pas devant moi au loin, toujours plus loin... je ne regarde pas non plus derrière moi... non, sur ce chemin, je le regarde lui, à mes cotés. Je flane, je profite du paysage que j'ai là, sous les yeux. Ce paysage est si beau, comme ce serait dommage de ne pas prendre le temps de l'observer, l'admirer des heures et des heures durant. Comme ce serait dommage, sous prétexte de vouloir absolument arriver là haut le plus vite possible, avancer tête baissée, sans cueillir les fleurs au bord du chemin, sans s'arrêter un instant pour humer les parfums, sans profiter du moment où il me prend la main. De petits détails de la vie... Bien sur, je me dirige vers quelquechose, j'avance vers quelquechose... nous avançons tous les deux vers quelquechose... mais le paysage de là haut est certainement d'autant plus beau qu'on a pris le temps de l'observer en y parvenant et d'apprécier chaque nouveauté, découverte au détour d'un sentier.
En tous les cas, si je me sens si bien dans ma tête actuellement, c'est grâce à lui.... c'est grâce à toi...
My eyes are not closed baby i still remenber
If my words are not that clear
I know my heart is understanding
every little kiss of you
I'm your princess for a night, maybe forever
we were dancers in the rain and it still remains
If my words are not that clear
I know my heart is understanding
every little kiss of you
Just a sunny day in paris please give it back to me
I don't need to be romantic i just have to be me
My lover is gone but i'm not on my own
with all these little kisses of you
My lover is gone but i'm not on my own
with all these little kisses of you
Cette année, j'ai dans ma classe quelques anciens élèves que j'ai eu lorsqu'ils étaient au CP, il y a 3 ans. Or, aujourd'hui, M. vient au tableau pour réciter sa poésie, exercice qu'elle réussit à merveille... enfin, je crois... car je dois bien avouer que je l'ai écoutée de façon distraite, étant subjugée par son dessin de poésie. Un très joli dessin, emprunt de poésie comme je les aime, avec de jolies couleurs passées au buvard... Au milieu de ce dessin, un dauphin, plus vrai que nature.
M. ayant terminé de réciter, elle s'approche de mon bureau et vient chercher ce cahier. Je lui demande si elle a été aidée pour son dessin. Je lui dis que je le trouve superbe, et qu'elle a surement eu de l'aide de sa maman ou de son papa.
Elle me répond...
"Non maîtresse, je l'ai fait toute seule ce dessin. Déjà au CP, une fois, tu ne m'avais pas cru... tu m'avais dis que j'avais dû être aidée et quand je t'avais dit que non, tu m'avais fait ça (et elle me fait le geste "mon oeil" )"
.....................
3 ans plus tard, cette petite fille se souvient parfaitement, un peu vexée, d'un geste et d'une parole que j'ai eus envers elle. Normal, ce qui nous vexe reste ancré. Geste que j'ai du faire sans réfléchir, sans vouloir vexer non plus...
Pourtant, des mots peuvent blesser longtemps, très longtemps, un enfant... un enfant qui met des heures à paufiner son dessin de poésie et qui attend avec impatience le moment où la maîtresse lui dira "qu'il est beau ton dessin M. Bravo!"..... sauf que la maîtresse en question n'a pas vraiment répondu aux attentes...
Alors cette fois çi, j'ai répondu à M.
"Ha oui? Je t'ai dit ça? Et tu t'en souviens encore? Je suis désolée. Ce dessin de dauphin, je le trouve très beau M. Et je sais à présent que c'est toi qui l'as fait. Bravo minette (oui, j'appelle mes éleves par des petits noms stupides...)"
Je ne sais pas si j'ai rattrapé mon erreur pour cette petite fille, mais en tous les cas, elle vient de m'apprendre une chose: je n'ai pas le droit de mettre la parole d'un enfant en doute, sans preuve...
Par une froide journée d'hiver, des porcs-épics se serraient les uns contre les autres afin de se tenir chaud. Mais très vite, à force de se serrer, ils ressentirent la brûlure de leurs piquants et durent s'écarter. Quand ils eurent trop froid, leur instinct les poussa à se rapprocher encore... Mais de nouveau, ils ressentir la brûlure de leurs piquants. Ils renouvelèrent ce manège plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils trouvent leur juste distance.
Schopenhauer.
Et bien, moi aussi, je voudrais pouvoir trouver cette juste distance qui fait que nous pourrons nous réchauffer pour avancer, hiver après hiver, tous les deux, sans pour autant se brûler à l'autre.
Ti Porc-épic Uhu.
She’s a rainbow and she loves the peaceful life
Knows I’ll go crazy if I don’t go crazy tonight
There’s a part of me in the chaos that’s quiet
And there’s a part if you that wants me to riot
Everybody needs to cry or needs to spit
Every sweet tooth needs just a little hit
Every beauty needs to go out with an idiot
How can you stand next to the truth and not see it ?
A change of heart comes slow
It’s not a hill, it’s a mountain
As you start out the climb
Do you believe me, or are you doubting
We’re gonna make it all the way to the light
But I know I’ll go crazy if I don’t go crazy tonight
Every generation gets a chance to change the world
Pity the nation that won’t listen to your boys and girls
‘Cos the sweetest melody is the one we haven’t heard
Is it true that perfect love drives out all fear ?
The right to appear ridiculous is something I hold dear
Oh, but a change of heart comes slow
It’s not a hill, it’s a mountain
As you start out the climb
Listen for me, I’ll be shouting
We’re gonna make it all the way to the light
But you now I’ll go crazy if I don’t go crazy tonight
Baby, baby, baby, I know I’m not alone
Baby, baby, baby, I know I’m not alone
It’s not a hill, it’s a mountain
As you start out the climb
Listen for me, I’ll be shouting
Shouting to the darkness, squeeze out sparks of light
You know we’ll go crazy
You know we’ll go crazy
You know we’ll go crazy if we don’t go crazy tonight
Oh oh
Slowly now
Oh oh
Voici la phrase qu'a murmuré mon frère en quittant ma grand-mère hier soir.
Sur son lit d'hopital, nous la reconnaissons à peine. Ses bras décharnés sont recouverts d'hématomes. Derrière son masque à oxygène, elle peine à ouvrir les yeux. Lorsqu'elle s'aperçoit que nous sommes auprès d'elle, elle fait des efforts surhumains pour nous parler mais les muscles de son visage ne répondent plus. Ce ne sont que des sons qui sortent de sa gorge, des plaintes. Elle nous tend les bras à plusieurs reprises dans un mouvement lent et pénible. Mon frère et moi savons très bien ce qu'elle cherche à nous dire: "Emmenez moi". Mais à qui s'adresse-t-elle? A nous, ou à Lui, là haut? Je lui prends la main, à travers mon gant je sens le froid de sa peau. Elle est froide. Une des maladies qui la ronge nous oblige à porter blouse, gants et masque lorsque nous lui rendons visite. Nous n'avons pas le droit de l'embrasser. Nous ne pouvons donc pas lui donner un peu de chaleur... Elle grimace a plusieurs reprises en montrant sa poitrine. Est-ce la pneumonie qui la fait souffrir? Sa hanche fêlée qu'on ne peut plus opérer? Ses reins qui ne fonctionnent plus suffisamment?Je regarde alors autour d'elle. Que lui donne-t-on pour la douleur? Sa chambre m'apparaît alors vide.... Elle a une perfusion de glucose dans la veine jugulaire, et de l'oxygène... C'est tout. Le minimum. Elle qui n'a jamais vécu dans l'abondance, elle vit ses derniers moments dans une chambre vide. Seule une peinture de Bretagne est posée sur la table face à elle. Sa Bretagne....
Au moment de partir, je laisse mon frère s'approcher d'elle. Il n'ose pas lui parler car elle tente forcément de nous répondre et utilise alors le peu de force qui lui reste. Sa main dans la sienne, il la regarde. Elle le regarde. Le silence est pesant. Je m'éloigne. Mon frère repart aujourd'hui en Bretagne, là où il vit. Il ne rentrera que le we prochain. Sera-t-elle encore là? Ils se sont dit beaucoup de choses à travers ce regard je pense. mais ses yeux à elle se ferment de plus en plus longtemps. Elle lutte pour les garder ouverts. Mon frère se tourne ensuite vers moi, me demande si je passerai la voir aujourd'hui. J'irai en effet. Alors il la rassure en lui disant "Je te laisse. Mais Virginie viendra te voir demain. Je te dis à bientôt"...
A mon tour, je m'approche d'elle. Comme à chaque fois que je la quitte, je fixe l'image dans ma mémoire. Une dernière caresse sur la main. Un sourire forcé qu'elle ne voit pas derrière mon masque. Je me dis que l'on sourit aussi avec les yeux, malheureusement, les miens sont embués.
Nous quittons la pièce tous les deux . Dans le couloir, nous l'entendons. Elle tente de nous appeler.
Mon frère se murmure alors à lui même... "on naît dans la souffrance, on vit dans la souffrance, on meurt dans la souffrance"
Delphine est une amie qui m'est chère. Nous nous sommes connues dans le cadre de notre métier, lorsqu'il y a 5 ans je suis arrivée dans une école de Chanteloup Les Vignes, là où elle enseignait elle aussi depuis un an. Nous nous sommes très vite bien entendue. C'est un petit bout de bonn'femme, très énergique et très rigolotte. Et l'humour, c'est ce qui, en général, me rapproche des gens. J'aime rire, j'aime qu'on me fasse rire, j'aime rire de tout, ou presque, ne pas me pendre au sérieux.
Nous avons partagé de très bons moments elle et moi. Nous avons d'abord été voisines de palier (pratique pour les petits apéros improvisés), nous avons été collègues donc (en milieu difficile, ça soude), nous sommes parties ensemble à l'UCPA à deux reprises (délirs garantis), nous sommes parties en vacances avec des copines, nous nous sommes présentés nos amis respectifs, elle était là à mon EVDF bien sur, et puis surtout... elle a toujours été là quand ça n'allait pas. Pour moi, l'Amitié sincère se voit plus dans les mauvais que dans les bons moments. Alors même si, dans ces moments difficiles que je traverse, je n'ai pas toujours souhaité la solliciter, elle m'a quand même montré son soutien à plusieurs reprises, demandant de mes nouvelles régulièrement, ou par des petits mots gentils.
Or, aujourd'hui, que nous papotions elle et moi, nous nous sommes trouvés des points de convergence flagrants dans nos histoires. Ses 5 années de plus que moi, et les expériences qu'elle a vécues, font qu'elle arrive à me conseiller de manière objective. Elle aussi a vécu l'angoisse de se retrouver seule le soir, les séparations difficiles, les histoires auxquelles on croit mais qui n'aboutissent pas... Elle et moi, onvit l'Amour de la même façon... On se donne à 300%, et la chute est d'autant plus longue et l'aterrissage douloureux.
Elle me dit donc que ce que je ressens, elle l'a ressenti maintes et maintes fois. Mais elle a appris beaucoup de choses de toutes ces expériences. Elle a appris à prendre son temps déjà. Chose que j'ai encore beaucoup de mal à faire. Et puis elle a fini par me proposer un petit jeu que lui avait conseillé sa psy à l'époque. Le but est très simple. Afin de trouver LA personne qui convient et cesser de "perdre" son temps, son énergie, sa confiance en soi, dans des histoires qui ne nous correspondent pas, elle lui a demandé de faire une liste de 100 adjectifs qualifiant l'Homme Idéal, selon nous, et de s'y tenir .
Bon, je dois bien avouer que ma première réaction a été de me dire que d'une part, je n'étais pas sûre d'avoir dans mon répertoire 100 adjectifs!, et d'autres part, que je doutais que l'Homme idéal existe... Et puis, est-ce que je recherche vraiment, l'Homme Idéal??? Non. Je recherche un Homme, avec ses forces mais aussi ses faiblesses... Un Homme qui saura m'aimer à la hauteur de l'Amour que je saurai lui porter. Tout simplement. Pas besoin de 100 adjectifs, cette phrase résume ma pensée.
Mais ma copine insistant, elle me dit "tu verras, fais le, ça ne coute rien... Tu te rendras certainement compte de certaines choses très intéressantes, sur toi, sur l'Autre... C'est surprenant. Et puis surtout, tu y verras plus clair sur ce que tu recherches avant de te lancer tête baissée".
Comme je le disais précédemment, elle a toujours été de bons conseils, alors je me suis dit que j'allais l'écouter et tenter d'élaborer cette liste.
Mais très vite, je me suis rendue à l'évidence: je ne trouverai jamais 100 adjectifs qualifiant la personne que je souhaite voir à mes côtés, auprès de qui je voudrais vieillir... Bien sûr, je m'aperçois en réfléchissant que certains traits de caractère me séduisent plus que d'autres.... Il est évident que je ne me vois pas avec quelqu'un qui n'a pas d'humour, qui ne me fait pas rire, ou qui a un humour qui n'est pas le mien. Il est évident aussi que je ne pourrai pas vivre avec quelqu'un qui ne désire pas d'enfants car c'est l'un de mes objectifs de vie. Après, il est vrai que j'aime les hommes tendres et romantiques (comme toute femme je pense), mais j'aime aussi lorsqu'il prend son rôle d'homme, c'est à dire que je me sente en sécurité dans ses bras. A l'évidence, quelqu'un de dynamique et sportif, qui me pousse à dépasser mes limites conviendrait mieux à mon caractère, et si, par bonheur, il pouvait partager ma passion pour la Nature, ressentir les mêmes émotions que moi face à une vallée recouverte par la neige, une allée de forêt rougie par les feuilles d'automne, la beauté d'un papillon qui s'envole, le chant d'un oiseau... Alors oui, ça pourrait commencer à ressembler au bonheur. Si après, en effet, cette personne me consacre du temps, m'apprend des choses, me fait découvrir des univers inconnus ou malconnus, me surprend, alors oui, tout cela réunit, j'aurai peut-être en face de moi, La personne.
Mais, je viens de commencer une liste là, nan???.....
Pour conclure, je crois que plutôt qu'énumérer une série de "qualités", je pourrais plutôt essayer de fermer les yeux et me "dessiner" l'image du Bonheur, s'il existe.
Mais en fait deux images me viennent et aucune ne veut céder la place à l'autre.
Sur la première image, nous sommes deux, main dans la main a observer le décor qui s'offre à nous. A cette altitude, nous donnons sur une chaîne de montagne enneigée. Bien couverts, nous n'avons pas froid. Il pointe du doigt certains pics et m'enseigne leur nom. Le soleil se lève a peine derrière la plus haute montagne. Un aboiement nous rappelle alors que notre fidèle compagnon attend près du bivouac.
La deuxième image est celle d'une maison, avec un jardin arboré. Un enfant joue avec notre fidèle compagnon, toujours là. Nous les regardons depuis la terrasse. Il a sa main sur mon ventre.
Voilà, yeux fermés, ce sont pour moi les deux images du Bonheur
Maintenant, je vais tenter d'ouvrir les yeux...
Ces vacances ont eu du mal à s'organiser... et pourtant...
Le séjour itinérant que nous avions prévu, Pat, Sev, et moi, fin juillet, s'est transformé en un séjour dans leur maison familiale de Saint Jean, début Aout.
Nous devions donc partir Pat et moi, dès qu'il aurait reçu son "petit bijou":
Celle ci enfin arrivée parmi nous, moi n'ayant plus grand chose à faire en région parisienne avant qq jours mais ayant un gros coup d'blues vendredi dernier... nous décidons vers midi que nous prendrons la route dès que possible.
A 20h Pat passe me chercher. Je l'aperçois en bas de mon immeuble, j'attrape ma valise, j'enfile mon pull, un dernier coup d'oeil dans la glace: mes yeux sont rougis par la journée que je viens de passer, mais mon coeur est déjà plus léger! Je pars en vacances avec Pat!
Il est 20h30, nous prenons la route pour le Sud! Les vacances commencent enfin!
Le trajet passe tout seul: nous écoutons de la musique, nous rions, nous discutons de nos vies tourmentées... Il m'écoute lui raconter pourquoi j'étais si mal aujourd'hui. Comme d'habitude, il ne me juge pas, il m'éclaire.
Vers minuit, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour manger un peu. Assis côte à côte à une table, face à son Trésor (voir photo ci dessus), nous avalons nos sandwich tout en riant de tout et de rien... un squetch de Dubosc, les passants... puis nous reprennons la route. A 1h du matin, je rends le volant à Pat, et m'endors paisiblement. A 4h, il gare la voiture sur une aire d'autouroute afin de se reposer qq heures...
Réveil à 7h. Nous ouvrons les yeux simultanément. Chacun allongé sur son siège, la voiture embuée... dehors le soleil se lève doucement. Nous avons très peu dormi mais je me sens en pleine forme.
Nous reprenons alors la route... Il nous reste 3h avant d'arriver.
Après une halte pour faire quelques courses, nous arrivons dans le petit village de saint Jean de Fos, dans l'Hérault. Je ne connais pas ce village, je ne connais que très peu l'Hérault. Je découvre donc des paysages que je trouve très beaux. Moi qui suis plus habituée aux montagnes qu'aux collines, j'ai une impression de sérénité en traversant ces champs de vignes. (Je m'aperçois que je n'ai même pas une petite photo de la vue de la maison...) Lorsque je sors de la voiture, la première chose qui me frappe, c'est bien sûr la chaleur, mais surtout les parfums... Un doux mélange de menthe, et de pins. Nous faisons alors le tour du jardin. Pat me fait sentir le thym qui pousse derrière la maison, la menthe sauvage, le romarin... A notre gauche, un champs de vigne, et face à nous, les collines à perte de vue.
Apres ce petit tour des senteurs, nous commençons à nous installer. Pendant que Pat ouvre la maison, je débarasse le coffre et découvre les pièces une à une. C'est fou comme une maison de famille peut avoir une âme. On se dit que bons nombres de souvenirs flottent ici. Certainement des Noël avec la grand-mère et le grand-père, des éclats de rire d'enfants, des disputes peut-être... Je prends possession de ma chambre. Les vacances peuvent commencer.
En fin d'am, nous décidons d'aller nous baigner au Lac du Salagou. Le temps tourne à l'orage, mais comme nous avons eu bien chaud avant, cette première baignade, bien que très courte, s'avère très agréable.
Les journées vont ensuite défiler à une vitesse affolante...
Du lever au coucher, nous passons de merveilleux moments. J'ai des souvenirs plein la tête...
Nous trouvons des endroits plus superbes les uns que les autres pour se baigner, passer quelques heures. Des baignades, des plongeons, des sauts, des tentatives de coulades!
Des apéros et des repas qui se terminent en bataille d'eau, de pépins de raisins... ou avouons-le, pire, en bataille de yaourt et vinaigrette!!! (Je tiens à préciser que je ne suis que la victime dans cette affaire!)
Des soirées à se balader dans Saint Jean. Ou cette balade à la tombée de la nuit, dans ce petit village de Saint Guilhem le Désert. Magnifique. Des moments, hors du temps, qui vous font oublier tous vos soucis...
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au Pont Du Diable pour un bain de "presque minuit".De nuit, les photos ne rendraient pas compte de la beauté et du caractère insolite du décor qui s'offre à nos yeux. Le reflet du pont dans l'eau, éclairé par la pleine lune...
Et la veille du départ.
Et à la nuit tombée...
Parce que de telles journées ne devraient pas s'arrêter...
Direction la terrasse d'un restaurant italien. Pizzas, glaces, rosé... rosé.... et allez, encore un peu d'rosé...
Puis bain de "quasi minuit" cette fois.
Je finirai cette note en m'adressant à toi, Pat.
Je voulais te remercier de m'avoir ouvert la porte de ta maison de famille, et puis pour tout le reste aussi. Pas la peine que je précise, tu sais de quoi je parle.
Sur le trajet du retour, dans le train, j'étais certes déçue de devoir remonter, que les vacances soient déjà terminées, mais j'étais bien. Apaisée. Je regardais le paysage défiler en repensant à tous ces moments.
Je t'ai dit l'autre jour qu'il serait bien qu'on arrive à se voir en dehors des moments où l'on ne va pas bien... Peut-être t'en souviens-tu. Je repartais de chez toi après une nuit passée en ta compagnie. Comme à chaque fois que je vais mal, je prends ma voiture... et sans réfléchir, c'est vers chez toi que je file. Je pourrais aller chez mes parents, je pourrais passer la nuit chez une copine. Mais non, je crois avoir compris que le réconfort, c'est auprès de toi que je le trouve. Alors sur ce trajet du retour, je pensais à tout ça. Je m'interrogeais. Pourquoi est-ce chez toi que je cours quand ça ne va pas? Pourquoi quand je suis avec toi, les soucis paraissent plus léger? Je ne sais pas si j'ai la réponse exacte. Mais un début je crois... Déjà parce que tu as de l'avance sur moi dans ton livre de Janssen ;o) Tu m'aides donc à expérimenter la vie, à comprendre ce qu'est "la pulsation de la vie", et par conséquent, tu m'aides à voir clair sur le chemin que j'emprunte. Tu m'aides à ôter mon Masque, mes Masques. Mais ce n'est pas tout je crois.
Quand je repense aux vacances, je me dis que pas une minute je me suis ennuyée. Pas une minute je me suis dit que je voudrais être ailleurs, faire autre chose, avec quelqu'un d'autre. Non, j'ai trouvé chaque moment délicieux. Tout simplement, j'ai l'impression que nous trouvons des petits bouts de bonheur cachés aux mêmes endroits... un paysage qui nous émerveille, une balade en forêt, le silence de la nuit, un air que l'on fredonne, des paroles que l'on fait nôtres, le dépassement de nous même, le développement de nous même... Ce sont des plaisirs simples qui, lorsque nous les partageons, nous rendent le coeur léger et me font penser que nous sommes bien ensemble.
PS: Petites pensées pour Sev et Tibo, qui auraient dû nous rejoindre dès dimanche mais qui ont préféré visiter la zone commerciale de Clermont Ferrand...... :op
Knowing your lips, ignoring your thoughts
In my eclipse I forgot to note
That I loved you more than i thought
More than the sun loves the planets
Open my eyes and watch your star
Shining away, so far from me
The dust trail following me
Swallowing me constantly
Deep in my eyes, deep in my soul
Whispers at night, Crash System Control
You re a shadow, a memory
A pain that grows, Crash System Control
Did you forget, did you forgive
The pain i did, Crash System Control
Can i recall, can i prevent
Loneliness, Crash System Control
If i could live a thousand years
I d repent forever on top of the world
I d pray for time to heal the fears
And bring us back to the first summer
Born again when we were one
I d kill the game that killed us both
And take your hand to paradise
But this is too far away from your eyes
29 ans...
Je viens de fêter mes 29 ans...
Le pire de mes anniversaires, pour le moment... Peut-être que le pire du pire reste à venir.
Un divorce...
Des séparations douloureuses...
Un déménagement de mon 70 m2 à un 20 m2, seule...
Un papa en mauvaise santé...
Une maman qui pleure sa tristesse...
Cela fait des mois que je passe mes journées, mes soirées, mes nuits à pleurer.
J'en suis à - 5 kg car je n'avale plus rien.
Je me sens laide.
Je me sens délaissée. On ne veut pas de moi.
Quand j'étais gamine, je me serais certaimenent imaginée à 29 ans, mère de famille, dans une belle maison avec un jardin, une balançoire au fond de ce jardin, un mari qui s'occupe du barbecue, et moi, radieuse, peut-être même le ventre rond pour un petit dernier...
Or...
A 29 ans...
Je suis seule, divorcée, j'habite un studio, je n'ai pas de petite balançoire, pas de jardin, pas de barbecue et mon ventre se creuse.
j'ai très peur des jours, des semaines, des mois, des années à venir.
Ca ne devait pas se passer comme ça.
Merci Angie! Oui, je crois que nos mines en disent long en effet............. J'espère que tu vas bien. Bisous read more
on J - 6 !!!